Suis-je mes pensées ?

Publié le par klermarie

Nos pensées créent notre réalité.

Mais qu'est-ce alors que la réalité ?

Nous nous identifions tous et nous hypnotisons avec nos propres interprétations de nous-mêmes, des autres, et du monde.

 
Cette histoire qui illustre à quel point nous pouvons nous indentifer à nos fantômes conceptuels m'a été rapportée par le Dr Prabha Calderon.

C'est l'histoire d'une thérapeute qui disait qu'elle n'avait aucune imagination ...

Voici son dialogue avec Prabha. Elle commence par parler d'une peur dont elle ne peut se débarasser :

 

Après avoir travaillé durant de nombreuses années sur moi-même, et sur mon histoire personnelle, je n’arrive toujours pas à me défaire d’une peur terrible, la peur de finir ma vie « sous les ponts comme une misérable ».

Peut-on travailler cette peur avec l’Approche Quantique que tu enseignes ? me demanda-t-elle.

 

Je lui proposais alors d’évoquer ces images effrayantes. Tout d’un coup, elle commença à ressentir une telle angoisse, que pratiquement, elle manqua d’air. - Non ! -me dit-elle, ne me demandes surtout pas cela ! Je refuse d’évoquer cette image effrayante!

Elle détourna son attention pour nous raconter que, peut-être, cette peur de « finir sous les ponts, dans la rue », pourrait avoir son origine dans le passé ; quelque chose qui s’est passé dans l’enfance.

 

Je lui ai demandé d’arrêter ces interprétations et l’invitais à tout simplement, évoquer les images, définir «dans la rue, sous les ponts». Elle commença une fois de plus à étouffer d’angoisse.
Je lui demandais : « Peux-tu nous dire ce que tu es en train de faire mentalement et corporellement maintenant, pendant que tu ressens cet étouffement ? » Elle me répondit : « je me défends de cette image, je ne veux pas voir cette image. J’adopte mentalement et corporellement une attitude de défense. »

 

Je lui suggérais alors : « Rends-toi compte que, en fait, tu es en train de te défendre d’une simple image ! Tu es en train d’éviter une image de manque, d’exclusion... Donc, tu es en train de confirmer que l’image a un pouvoir ! Tu es en train d’éviter cette image et tu t’identifies avec l’activité d’éviter cette image. Aussi, remarque comment tu t’identifies à « l’observateur » occupé à imaginer qu’il doit se défendre d’une image de manque, de rejet, ou d’exclusion.

- Si je n’évite pas cette image, me dit-elle, alors je pourrais vraiment finir « sous les ponts, dans la rue » car notre imaginaire attire les choses !
- Ha ! Beaucoup d’imagination ! lui ai-je répondu. C’est une idée très intéressante !... Est-ce vrai ? Et... qu’es-tu en train de t’attirer toi-même, juste maintenant, avec cette idée?
- Une sacrée crise d’angoisse ! Me répondit-t-elle.

Je lui ai suggéré alors un exercice qui nécessite de faire appel « à l’imaginaire » pour sortir hors du corps : «le mécanisme de l’évitement de l’image ».
-Où dans ton corps se trouve l’observateur qui voit le film ?... Et où dans ton corps se trouve "l'activité d'éviter une image ?"

Vois la forme... la taille... la consistance de l’évitement d’une image du manque. Tout en la considérant comment n’étant que de l’énergie pure. Place « cette activité d’évitement de l’image », cette forme, ainsi que « l’observateur » du film, à l’extérieur de toi, en utilisant tes mains.
Place cette image à l’extérieur de toi, là, entourée d’espace...

Vois l'évitement d'une image, bouge l'image de droite à gauche et de haut en bas. Suis cette image des yeux. Maintenant, donne-lui du mouvement de dilatation et de contraction.

Dès qu'elle commença à utiliser son imaginaire pour laisser aller l'évitement d'une image du manque et d'exclusion, aussitôt elle constata qu'elle n'était ni l'observteur, ni son film, ni le mécanisme d'évitement des images. Aussitôt son angoisse disparut instantanément. Dix minutes plus tard, elle pouvait évoquer l'image de se trouver "sous les ponts" sans expérimenter d'angoisse.

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