A l'occasion de la St Valentin, je vais y aller de mon petit refrain sur le couple. 35 ans de mariage m'y
autorisent sans doute ! :-)
Le mythe du grand amour vous y croyez encore ?
Le mythe du grand amour veut qu'on ne fasse qu'un, qu'on se comprenne sans se parler...
Illusion !
On a chacun des sentiments et des besoins en évolution ("j'ai envie de bouger, tu es dans ta phase
casanière", "je m'éclate au boulot, tu n'y trouves pas ton compte"...) Il faudrait être devin pour savoir où en est l'autre sans le lui demander !
Le couple c'est l'addition de deux individualités en mouvement perpétuel, où les surprises, les frictions et les réajustements constants nécessaires.
Si on ne forme qu'un, lequel est-ce ?
Les couples fusionnels sont les plus dysfonctionnels.
Pour former un couple, il faut être deux personnes différenciées et autonomes qui forment des projets en commun.
La fusion est l'objectif des passionnés. La réalisaton de soi et de l'autre est l'objectif des amoureux.
Quelques idées reçues :
- Le vrai grand amour, c'est comme dans des films ... Sauf que les films finissent là où la vraie vie de
couple (avec tous ses tracas et responsabilités) commencent.
- Le grand amour, c'est un coup de foudre pour quelqu'un qui va nous complèter parfaitement et avec lequel on
sera heureux jusqu'à la fin des temps ... Les gens qui croient à à ces mythes vont généralement de passion en passion, mais ne développent jamais d'amour véritable à long terme. Cette
croyance est également le moyen le plus sûr pour mener à une insatisfaction chronique, voire à la dépression.
- Si la relation avec le partenaire actuel coince, cest parce que ce n'est pas le bon ... On imagine
toujours que l'herbe est plus verte ailleurs. Ce n'est qu'une illusion. La réalité d'ailleurs deviendra comme la réalité d'aujourd'hui. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut se résigner à vivre des
relations toxiques.
- Il n'existe qu'une âme soeur sur terre ... Archifaux ! Il existe des centaines, sinon des milliers de
personnes compatibles avec lesquelles il serait possible de construire une relation amoureuse. Les gens compatibles deviennent de plus en plus compatibles avec le temps, tandis que les couples
fusionnels deviennent de plus en plus divergents.
- Une fois qu'on a trouvé le grand amour, on est heureux jusqu'à la fin des temps ... Tout le monde le
souhaite, mais seulement 15 à 20% des couples y parviennent... La plupart du temps et non tout le temps. Les couples heureux passent aussi par des moments difficiles et connaissent eux aussi des
problèmes insolubles.
Vous êtes à la fois semblables et différents.
Entre "Qui se ressemble s'assemble" et "Les contraires s'attirent" où vous situez-vous ? Idéalement, entre les deux ! Votre partenaire doit être suffisamment semblable (au moins 70%) notamment au
niveau des valeurs, du milieu socio-économique, des projets de vie, des caractères, pour apporter stabilité et bonne entente, et suffisamment différent pour amener la créativité et la stimulation
au sein d'un couple vivant et capable d'évoluer.
La recherche d'un idéal condamne nos amours réelles car on attend énormément de l'autre. Il vaut mieux aimer l'autre tel qu'il est qu'attendre de connaître l'harmonie au nom d'un idéal. Le grand
amour c'est aussi voir et accepter l'imperfection de celui (celle) qui partage votre vie. C'est voir ce qu'il vous apporte, y compris quand il vous remet en cause et vous fait ainsi
grandir.
On forme d'autant plus un couple heureux qu'on pourrait être un célibataire heureux.
Vouloir plaire et séduire résulte d'un sentiment d'incomplétude. Le masque de la séduction cache
souvent un manque d'autonomie, une recherche de fusion, une insécurité, un besoin de reconnaissance. Vouloir plaire est dangereux car votre recherche d'approbation vous met dans la dépendance. Il
y a aussi une sorte de recherche de contrôle sur l'autre.
98 % de la population a un besoin de reconnaissance et est susceptible de vous traiter de fou,
d’égoïste, de «sans coeur» si vous ne réagissez pas comme eux. 98 % de la population pense qu’il faut
aider son prochain, être à son service, se sacrifier pour le bonheur des autres. Ils se croient responsables de tous et de tout le monde en même temps qu'ils croient que les autres sont
responsables de tous et de tout le monde.
Ils pensent qu'on peut juger de l’attachement des autres à la peine qu’ils ont pour nous quand il nous arrive une tuile, à la jalousie qu’éprouve leur partenaire, au fait de lui manquer, à la
volonté de faire plaisir à tout prix, à la capacité à rendre service à n’importe qui !
Si vous êtes célibataire aujourd’hui (et je vous rappelle que mieux vaut être seul
que mal accompagné, n’en déplaise aux dépendants affectifs !), c’est que vos anciennes relations ont mal tourné ou que vous débutez dans la vie affective. Dans un cas, comme dans l’autre, lisez
attentivement ce qui suit. Quand vous arrivez sur le grand échiquier de la vie sentimentale, personne ne vous en donne les règles.
Se re-trouver célibataire n’est pas un retour à la case départ : vous avez récolté une somme
d’informations sur les personnes que vous attirez (il va falloir les traiter !) et il est temps de faire l’autopsie de toutes vos relations pour savoir de quoi elles sont mortes.
Ce break dans votre vie amoureuse vous permet de faire une sorte de « reset » pour travailler sur votre confiance et votre estime afin de modifier votre programme subliminal. Vos peurs y sont
inscrites et comme la peur n’évite pas le danger, pire, elle l’attire, vous allez encore attirer des prédateurs ! Le célibat vous permettra de vous rencontrer vous : il est temps de savoir qui
vous êtes et ce que vous aimez, comment vous pouvez trouver ce bonheur au fond de vous, au lieu d’aller le chercher chez l’autre ou les autres. Travailler sur votre équilibre, c’est travailler
sur l’équilibre du couple que vous formerez. C’est également apprendre à rayonner et à diffuser de l’énergie positive autour de vous, afin de capter la personne qui vibre sur votre longueur
d’onde.
Il est grand temps d’apprendre à écarter les personnes qui ne vous font pas du bien.
Ils ont lu dans votre programme subliminal un message du style "Je te sauverai, je te donnerai tout",
car, en dépendance, la synergie d’un couple, très unilatérale est "Donner OU Recevoir" alors que l’amour, c’est "Donner ET recevoir". Eux prennent tout ce qu’ils peuvent et vous laissent sans le
sou, sans énergie, exsangue, déboussolé et parfois suicidaire. La seule façon de les écarter, c’est d’inscrire dans votre programme que vous ne les nourrirez pas, en affichant votre confiance et
votre estime au lieu d’y mettre votre vulnérabilité.
Ainsi, vous n’irez plus imaginer que « baiser signifie exister », parce que cela signifie juste « se
prostituer » : dans l’affaire, vous prostituez votre corps, mais également vos valeurs et votre respect contre un peu de fausse affection et aucune reconnaissance. Restez donc célibataire au lieu
de prêter votre corps à ceux qui n’en ont rien à faire ! Le célibat, c’est prendre le temps de choisir la personne qui vous ira comme un gant. Ayez la sagesse d'attendre la bonne personne.
Et si vous êtes en couple ?
Premier conseil : avant de former un couple, aimez-vous et acceptez-vous tel que vous êtes. Ne pensez pas que le
couple va résoudre votre peu d'estime pour vous même.
Il est bon de respirer par vous-même et non pas à travers l'autre. Nul besoin de faire valider votre existence par
l'autre. Vous pouvez très bien prendre soin de vous sans attendre ce service de l'autre, ou pire, rendre ce service à l'autre pour vous sentir exister.
Les couples heureux sont formé de personnes heureuses qui s'apportent et s'enrichissent l'un l'autre de leurs
différences en créant ainsi une complémentarité.
Il est bon, cependant, de sélectionner votre compagne, votre compagnon de vie parmi les personnes avec qui vous
vous sentez sur la même longueur d'ondes, avec qui vous pouvez communiquer aisément, qui a les mêmes valeurs que vous et les mêmes perspectives d'avenir.
Vous me direz : c'est bien beau, mais comment sortir de la dévalorisation alors que c'est quelque chose qu'on
traîne depuis si longtemps ?
Je peux vous garantir qu'on dispose maintenant de techniques qui permettent vraiment en très peu de temps de
déprogrammer les émotions négatives et les croyances qui vous plombent.
Pourtant il y aura des étapes avant que vous vous sentiez solide dans le changement qui s'opérera.
Le facteur déclencheur du changement c'est souvent, hélas, quand la souffrance est devenue intolérable. La
première des étapes est de reconnaître qu'on a un problème.
Vos relations seraient-elles basées sur le besoin de reconnaissance ?
Qu’est-ce qui vous pousse à vous plier en quatre pour tous, à vouloir être aimé de tous, à vous
perdre dans les autres ? Pourquoi le jugement et la critique négatifs vous broient ? Pourquoi êtes-vous terrifié par le rejet ? Pourquoi souffrez-vous de la solitude, du manque d’attention de
votre patron, de votre conjoint, de vos amis, de vos enfants ? Ce n’est pas par besoin d’affection : C’est parce que vous avez développé un besoin viscéral de reconnaissance.
Ca vous fait plaisir de recevoir un compliment sur votre attitude, votre travail, votre vie, ce qui est tout à fait légitime. Mais quand vous êtes prêt à n’importe quoi pour avoir cette
reconnaissance, que c’est plus fort que vous et, surtout, que vous souffrez mille morts lorsque vous ne recevez pas en permanence cette reconnaissance : vous avez un problème.
Plus vous courez après, plus vous vous décarcassez pour en avoir, moins vous en avez. Et le message
subliminal que vous faites passer, c’est : “Je ferai tout et n’importe quoi pour être reconnu, ne me rejetez pas !”. Vous attirez immanquablement des gens qui en profiteront mais ne vous
reconnaîtront pas ou si peu, juste pour continuer à profiter de vous.
Vous avez entamé un travail sur vous et vous commencez à comprendre la nature de votre problème, mais vous tombez
encore dedans. Cependant, vous commencez à le reconnaître chez les autres. Il est bon d'être accompagné pendant cette étape. Mais il est bon aussi d'expérimenter ce déséquilibre ; c'est le
meilleur moyen d'apprendre. Vous avez maintenant la distance nécessaire pour comprendre ce qui se passe.
A l'étape finale de votre processus vous êtes maître à bord. Vous voyez, et vous êtes capable de dire non, sans
vous sentir coupable. Et si vous aviez un bourreau dans vos parages, vous ne jouez plus à la victime avec lui. Il ne pompe plus votre oxygène parce que vous ne laissez plus personne pomper
votre oxygène. Vous avez cessé de rentrer dans ce type de jeu malsain et de toute façon vous savez très bien maintenant éviter les personnes toxiques.
Pour autant, vous n'êtes pas devenu un "indépendant affectif", celui qui se protège et se coupe de ses ressentis
par peur de souffrir.
Vous êtes, naturellement, dans le courant de la vie et non dans la survie. Vous savez qui vous êtes et où vous
voulez aller.
Votre objectif c’est d’être dans votre zone de confort intérieure le plus longtemps et le plus souvent
possible, en ayant la bonne stratégie pour gérer rapidement les gens toxiques et les émotions négatives. Dès qu’une personne toxique ou négative pointe son nez, vous la repérez et vous en
éloignez ou la neutralisez ! Dès qu’une émotion négative vous traverse le corps, vous la traitez de suite afin qu’elle ne s’installe pas, puis, vous retournez à la paix intérieure : votre
zone de confort.
Vous découvrez que c’est précisément lorsque vous vous autorisez à choisir des actions qui sont en
harmonie avec vous, qui respectent vos valeurs et expriment vos compétences que vous devenez très précieux pour les autres.
Les portes s’ouvrent d’elles-mêmes. Tout devient facile et vous n'avez plus besoin de lutter pour
avancer.